Dans les prisons de nantes

Dans les prisons de nantes
Une envie indubitable de se trouvée plongée au sein de la puanteur miséreuse et des ruelles sombres, pierreuses et poussiéreuse d'une palissade temporelle où l'homme s'inquiétait de la quantité nutritive de son midi, non de sa condition humaine. Là où la scission injuste et absurde entre deux classes était clairement affirmée.
Là où le monde était vivant, bruyant, puant et surement dégoutant. Effluves de rôti d'agneau dans les rues, au son du carillon encore sonné manuellement et des troubadours burlesques non loin des boutiques et des acclamations des boulangers, bouchers et autres poissonniers artisans parmi les forgerons à la verve grasse, effluves malodorantes de sang sec et cadavres moisissant tranquillement dans un recoin, bercés par le bruit incessant des sabots percutant la route de pavés instable des allers et venues des messagers royaux proclamant propagande pour enfoncer et faire macérer dument le peuple dans la misère en laquelle il baigne et savoure les fruits chaque jour depuis sa naissance. Inculte, barbare, primaire, bronzé et puant. Le noble ne s'en éloignait pas tant que ça. Enfardé jusqu'au moindre recoin de crasse visible sur sa peau couverte et emballée chaudement pour ne surtout pas prendre le soleil qui la dorerait méchamment et lui oterait la visibilité des veines bleues habitant l'éclatante peau blanchâtre et translucide que portent morts ou malades. Bleue couleur royale. Veines bleues abritent sang royal dans des bras blancs trop gras.
- comme quoi , la mode n'a rien à voir avec l'esthétique. La mode sait juste ravir les bergers.-

L'homme de l'époque était un mâle, un vrai! (je n'évoque pas les gueux édentés aus haleines matinales 24h/24) Je mentionne les chevaliers, le torse bombé, les bottes hautes et en cuir (!), pantalons moulants (mais pas comme Mika de Relaxxxxxxxxx) la carrure redessinée par la soie tachée de sang et l'épée achevant la silhouette puissante du guerrier suant à la musculature sculptée par Héphaïstos (au moins! Les dieux aiment s'éclater entre eux, et ne pas respecter leur placement temporels; jésus et zeus sont très potes), sensuels et humides, le souffle rapide, la lueur dans les yeux ...oKKKKKKKKKKKK ferme ta bouche putride petite gueuse!!
Ah oui! J'aurais voulu être une gueuse enlevée par des chevaliers affamés! Aah!! Mais taisez vous donc réminiscences temporelles! Je me rappelle seulement avoir été diplodocus...et c'est tout !
C'est peut être et surement complètement stupide en soi de s'émerveiller à reconstituer et replonger au plus près d'une époque qui nous parait (à nous, pauv' mortels) si lointaine, mais excusez moi, les mets sucré/ salés, si je les exècre au XXIème siècle, je les dévore de leur époque médiévale car ils sont tout simplement exquis! Je vous assure que les mariages ont un goût à tomber par terre. Agneau tendrement chaud aux tomates cerises tièdes et morceaux de melons frais, lait caillé au sirop de rose humecté d'huile épicée, le tout saupoudré d'épice et arrosé de vien rouge et /ou blanc. Sans omettre la tranche de pain qu'était l'assiette gustative de l'époque.

Il est vrai qu'au niveau potentiel mental, les efforts et évolutions étaient très maigres... Le peuple ne recevait pas d'éducation (ni d'argent) et les nobles se multipliaient entre eux, issues des mêmes familles et devenaient (POUR LA PLUPART) de parfaits débiles en chaîne ayant du mal à passer le cap de la vingtaine.
Mais bon. On se console, oui! Le seul moyen rapide de déplacement n'était pas la Subaru mais le cheval!! Ooooooo oui!!!!! La silhouette robuste musculeuse et MAJeStueuse, l'accompagnement sonore bien plus charismatique que n'importe quel moteur, et une relation tellement plus constructive qu'avec un détourné descendant du loup.
Non vraiment, j'aurais voulu être une gueuse médiévale, pouilleuse qui va voler les poules aux fermiers et s'autosuffisa à elle-même, riant toute seule de ses prouesses. Je me rendrai régulièrement à l'église lors de mes trop grands instants de famine, j'aurais bouffé l'ostie et ris doucement au coin des lèvres de cette secte qui ensorcellent toutes classes confondues à l'époque...excepté moi
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# Posté le dimanche 10 août 2008 14:00

Modifié le lundi 11 août 2008 07:18

Je pensais à... FESTIVAL DU FILM D'UN JOUR - love les quatre à Strophes Immatures

Penser à Nietzsche...
Penser à Nietzsche peut être tout un art. une philosophie...
Mais !, avant de penser à la sienne, il faut savoir comment ça s'écrit ! Donc penser tout d'abord à son vocabulaire plutôt qu'à ses idées parait couler de source !
Et cette pensée peut arriver à tout moment. Même après que votre mari vient de se faire assassiner.
C'est une pensée inévitable dès lors que l'on acquiert ce nom dans son savoir personnel.
Mais qui penserait associer les plans séquences à ce philosophe nazi ?
Cet amoncellement de termes liés directement et étymologiquement au mot « penser » reflète bien l'esprit du film, ainsi que la préparation qui lui a donné naissance. Le thème fut pensé, pensé, pensé et repensé. Le sujet, les plans, les cadrages, les personnages...et les paroles ! mon dieu les paroles !!
C'est un film Classe et pur, à l'esthétique raffiné, mais qui possède une âme proche de la pourriture, d'une impression de sang coagulé ainsi que d'une dimension sexuelle crue et sale –restant cependant invisible oculairement !
Je pensais à Nietzsche joue la carte du pur esthétisme dans sa forme afin de happer l'½il du spectateur. Mais il offre, lors de ses lectures suivantes, une dimension toute autre que visuelle...
Sans musique, gourmand de silence, le film laisse planer une atmosphère complètement détachée d'un cerveau humain (non fictive donc réel). Les personnages ont tous le diable au corps (et à l'esprit) mais ne se « lâche » pas aux mêmes moments. Machiavéliques tour à tour, leur humour se puise dans celui des toon's, énergique et inquiétant. Le second couple donne l'image d'une petite Peggy au teint rosé et naïf qui soudain se dévoile en une énorme bouche acérée de dents vampiriques (oula...).
Sur le concept de l'arroseur arrosé (« on a bien fait (on n'aurait pas du) ; thème de l'année), le court métrage présente une découpe claire dans chacune de ses scènes qui nous offre un décor atypique, attitré à la perfection avec l'esprit de cette scène. Mais toujours avec un sarcasme évident, un faux réconfort dégageant le doute du spectateur au fur et à mesure qu'elle se déroule.
 L'hôpital accueille une scène puant le vice, la trahison et une inexistante hônneteté.
 La voiture recèle d'une extrême violence renflouée aussi bien verbale que physique, mais détournée par un trait d'humour final déplacé annonciateur de l'esprit de la scène suivante.
 Le salon chaleureux est la pièce d'un meurtre auquel l'on ne peut assister puisque c'est le spectateur lui-même qui est porté à mort. Toujours ou presque en vue subjective de la victime ; changement de parti qui nous fait plonger directement dans le personnage persécuteur persécuté. C'est là le n½ud de l'intrigue où l'on apprend réellement les intentions des uns et des autres mais aussi leur histoire personnelle.
Le montage est symbole de la schizophrénie évidente du personnage, bien entendu, mais du film en lui-même qui agit de manière perpétuellement double (que ce soit au niveau des intrigues du placement des personnages, des complicités ou de la mise en scène). La dernière scène est l'apogée. On pourrait croire qu'Estelle est venu pleurer sur la tombe de son mari ; on réalise deux plans plus tard qu'elle domine des collines à moitié rases, totalement chaotiques, alors que dans le premier plan, l'on ne percevait qu'un ciel bleu et pur, sur lequel elle se détachait tel un ange, que Dominique rejoint ensuite (arrivant de nulle part). celui-ci semble l'avoir diabolisée puisqu'ils s'enfonceront ensuite vers les enfers, après un rire sardonique à souhait, heureux pour leur condition.
La scène des policiers représente une correction de la justice que Prune mérite certainement mais pas dans cette situation. Le mal se bat par le Mal. Mais quel est le plus diabolique des deux ?

Prune est l'antithèse d'Estelle. Sous le charme d'un médecin macho qui lui manque totalement de respect, elle devra laver les fautes de son amant qui a été assassiné. Frêle et pleine d'espoir, elle a un grain certain, à la recherche d'une reconnaissance sociale qui lui vaudra d'être la plus grosse victime de toute l'histoire.

Estelle, quant à elle, profite de tout. La mort de son mari qu'elle détestait et l'arrivée de son nouvel amant. On peut penser qu'elle l'a monté elle-même contre Jean-Jacques. Intelligente et en manque profond d'humanité, elle pensera à l'orthographe de Nietzsche plutôt qu'à son mari venant d'être séquestré puis assassiné...

# Posté le vendredi 16 mai 2008 17:37

Modifié le lundi 02 juin 2008 07:21

KiNder Company

KiNder Company
Yeahhhh! une hôtesse souriante, c'est pas courant.
Sur les écrans en Septembre.
avec Jo Wilfrid (quel acteur!)

# Posté le dimanche 20 avril 2008 03:31

between two worlds

new
merci lola

# Posté le vendredi 04 avril 2008 15:04